96% des possesseurs de voiture électrique ne reviendront jamais au thermique : l’étude qui affiche un taux de satisfaction jamais vu

Plus de 9 électromobilistes sur 10 ne reviendront jamais au thermique ! Mais comment est-ce possible, et comment en est-on arrivé à ce chiffre ? 

Une fois que l’on est passé à la voiture électrique, difficile en effet de faire marche arrière. C’est connu, et plusieurs études l’ont déjà confirmé depuis plusieurs années. Mais il n’y a même pas besoin d’études, en fait : il suffit simplement d’en parler autour de soi avec des électromobilistes pour comprendre qu’une fois qu’on y a goûté, la transition vers l’électrique est la plupart du temps irréversible et définitive.

Mais même si on n’a pas besoin de rapports ou d’analyses d’experts pour le savoir, on va quand même parler de cette nouvelle étude massive (et annuelle) sortie récemment, qui vient une nouvelle fois le confirmer : pour les électromobilistes, RIP le thermique, qui est mort et enterré !

Un taux de satisfaction hors du commun, en hausse continue

L’étude nommée “Expérience de possession de voiture électrique 2026” publiée par JD Power, un cabinet américain bien connu et spécialisé dans l’analyse du marché automobile, est formelle : 96 % des propriétaires de véhicules électriques envisagent de rester à l’électrique pour leur prochain achat. Et ce, même sans le crédit d’impôt fédéral américain de 7 500 dollars, soit environ 6 900 euros, désormais supprimé. Ce qui signifie également que l’argument financier n’est plus le seul moteur, et que la satisfaction d’usage semble désormais prendre le dessus. Et on parle donc là d’une clientèle américaine, pourtant réputée assez hostile à l’électrique.

96%, je ne sais pas si on se rend bien compte, c’est juste énorme ! Je crois même qu’il y a peu de secteurs où le taux de satisfaction d’une clientèle est aussi important !

L’étude s’est penchée sur 10 critères, allant du coût total de possession à la précision de l’autonomie annoncée, en passant par la facilité de recharge à domicile, la qualité perçue, les équipements technologiques ou encore l’expérience en service après-vente.

Au total, ce sont 5 741 propriétaires de modèles 2025 et 2026 qui ont été interrogés, en collaboration avec PlugShare.

Les raisons évoquées sont multiples, et elles n’étonneront personne : amélioration des batteries, performances de la recharge en hausse, réseau de recharge plus dense, bref un écosystème qui se structure et progresse à tous les niveaux.

L’infrastructure de recharge comme critère déterminant

Mais il y a un point qui ressort plus particulièrement de cette étude : le cabinet JD Power observe que la disponibilité de la recharge publique est l’élément qui a le plus progressé ces dernières années. Et il y a une raison à cela, c’est celle de l’adoption croissante du standard NACS de Tesla par de nombreuses marques, qui ouvre l’accès au réseau Superchargeur de Tesla, ce qui joue un rôle clé dans cette confiance. Mais le NACS c’est quoi exactement ? Il faut en effet savoir que paradoxalement les américains sont “en retard” par rapport à l’Europe sur l’ouverture du réseau de recharge Tesla aux voitures non-Tesla, car le standard de prise de recharge n’était pas le même, puisque le système de branchement Tesla, le NACS, donc, est un système propriétaire propre à la marque. Il a donc fallu que les constructeurs adoptent la prise NACS de Tesla – et non pas l’inverse – pour que leurs voitures puissent se recharger chez Tesla, alors que c’est une chose courante chez nous depuis plusieurs années grâce au standard CCS combo sur les bornes à haut débit, un standard qui équipe plus de 95% des VE en Europe depuis plusieurs années.

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Mais il n’y a pas que le réseau Tesla, puisque en parallèle, aux US, des réseaux comme ChargePoint, Electrify America ou encore EVgo continuent à se développer rapidement et massivement.

Résultat, la satisfaction grimpe fortement. Je vous épargne la ribambelle de chiffres détaillés de l’étude mais sachez en gros que le score de satisfaction grimpe de 15% par rapport à l’étude précédente de 2025.

Mais au-delà de la recharge, l’expérience de conduite reste un facteur déterminant. Silence, accélérations instantanées, agrément en ville comme sur autoroute… Ceux qui ont goûté à l’électrique le savent, dans ces conditions, quand on revient au thermique, même avec une voiture récente et performante, le fossé est trop important, et on a vraiment l’impression d’un retour en arrière impossible, voire presque de conduire un tracteur (ok j’exagère un peu mais c’est l’idée). C’est personnellement une expérience qui m’avait marqué, il y a longtemps, plus d’une dizaine d’années, quand j’avais passé quelques jours au volant d’une Tesla Model S pour un essai presse, puis que j’avais repris ensuite mon Audi, qui était pourtant réputée être une auto moderne, douce, silencieuse et performante, avec une boîte de vitesse séquentielle automatique. Après seulement ces quelques jours en électrique, en reprenant ma voiture je me souviens que j’avais eu l’impression d’un retour en arrière, presque comme un voyage dans le temps : tout était désagréable, mettre le contact, démarrer, le bruit du moteur, les vibrations, l’absence de couple et de reprises, le temps de réaction à la pédale, le kickdown nécessaire pour dépasser etc… Bref j’aimais bien ma caisse mais elle avait pris d’un coup un sacré coup de vieux.

Autre fait intéressant dans cette étude : les véhicules 100 % électriques affichent des niveaux de satisfaction nettement supérieurs aux hybrides rechargeables. Dans le segment premium, l’écart atteint 114 points. Dans le segment grand public, l’écart est de 117 points. Le coût d’usage, souvent plus faible en électrique, pèse clairement dans la balance.

Du côté du classement par marques, Tesla se hisse encore en tête du classement premium puisque la Tesla Model 3 obtient le meilleur score global. Elle devance la Tesla Model Y et l’excellente BMW i4 (qui arrive souvent en tête dans divers classements). Trois modèles qui incarnent des approches différentes mais qui partagent une forte cohérence entre autonomie, performances et vitesse de recharge.

Dans le segment grand public, le classement réserve aussi quelques enseignements.

La Ford Mustang Mach-E prend la première place. Elle est suivie par la Hyundai IONIQ 6 et la Kia EV9.

Après je vous avoue que je ne comprends pas bien les critères de classement entre “premium” et “grand public” car pour moi une Kia EV9 ou Hyundai IONIQ 6 sont sûrement aussi, voire plus “premium” qu’une Tesla Model 3, bref…

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La première année décide de la suite

Mais ce que montre cette étude, au-delà des classements, c’est aussi que la première année de possession est déterminante. JD Power concentre son analyse sur cette période, celle où l’on découvre réellement le véhicule, ses contraintes et ses avantages. Or, dans cette fenêtre de temps, les retours sont massivement positifs.

Ce qui au passage pose une question stratégique pour les tous les constructeurs, y compris ici en Europe : comment convertir davantage d’automobilistes au premier achat électrique ? Car une fois le cap franchi, la fidélité semble élevée. Du coup, pour la voiture électrique, l’expérience utilisateur devient le meilleur argument commercial : quand 96 % des conducteurs disent qu’ils ne reviendront pas en arrière, c’est un indicateur indéniable d’une profonde transformation du marché.

Alors bien sûr, on pourra rétorquer que ceux qui sont passés à l’électrique étaient déjà convaincus d’avance, qu’ils avaient préalablement étudié la question en détail, et qu’il y a donc peu de chance qu’ils changent d’avis ensuite, car ce n’est pas un achat que l’on fait sur un coup de tête ou un coup de coeur comme on achète une lampe de salon. Du coup il serait intéressant d’avoir d’autres avis, notamment ceux de personnes qui ont été contraintes de passer à l’électrique. Des utilisateurs comme par exemple des collaborateurs d’entreprises à qui l’on a attribué d’office une électrique en voiture de fonction, du jour au lendemain, sans leur demander leur avis. Malheureusement ce genre d’études n’existe pas encore.

D’ailleurs, si cette étude concerne le marché américain, il ne fait aucun doute que les résultats seraient probablement identiques en France et en Europe, et peut-être même meilleurs, si c’est toutefois possible, car le choix de voitures électriques ici est plus important qu’aux USA, notamment avec l’offre de voitures chinoises, et un réseau de recharge également plus dense (Californie mise à part).

Source : l’étude JD Power

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