Xiaomi prépare une nouvelle version de sa berline électrique SU7… et son autonomie annoncée pourrait surprendre

Le constructeur technologique Xiaomi poursuit sa montée en puissance dans l’automobile électrique. La marque chinoise a confirmé la présentation d’une version actualisée de sa berline SU7 le 19 mars prochain.

Cette évolution intervient environ deux ans après l’arrivée du modèle initial, premier véhicule de série du groupe connu jusqu’ici pour ses smartphones et ses produits électroniques grand public.

Avec cette mise à jour, Xiaomi ne change pas la philosophie de sa berline mais cherche à affiner sa proposition. L’entreprise évoque plusieurs améliorations techniques qui touchent à la chaîne de traction, à l’architecture de recharge ainsi qu’aux systèmes électroniques embarqués. Sur le marché chinois, le modèle est annoncé avec un tarif de précommande compris entre 229 900 et 309 900 yuans, soit environ entre 29 500 et 39 700 euros selon les taux de change actuels.

La SU7 reste positionnée comme une grande berline électrique destinée à rivaliser avec les modèles les plus modernes du marché chinois. Un segment où la concurrence s’intensifie rapidement, avec des constructeurs comme BYD, Nio ou Xpeng qui multiplient eux aussi les lancements.

Xiaomi fait évoluer l’architecture électrique et annonce une autonomie jusqu’à 902 km

La principale évolution concerne la base technique du véhicule. Les versions Standard et Pro adoptent désormais une architecture électrique de 752 volts, en remplacement du système haute tension utilisé sur les premiers modèles. Cette évolution rapproche la SU7 des architectures utilisées par certains véhicules électriques récents qui cherchent à améliorer la vitesse de recharge.

La version Max, située en haut de la gamme, va encore plus loin. Xiaomi annonce une architecture de 897 volts, une tension très élevée qui s’inscrit dans la tendance des plateformes dites ultra haute tension. L’intérêt de ce type de système est de permettre des puissances de recharge élevées tout en limitant les pertes d’énergie.

Selon les chiffres communiqués par l’entreprise, la version Max serait capable de récupérer jusqu’à 670 kilomètres d’autonomie en seulement quinze minutes de recharge dans des conditions optimales. Comme toujours avec ce type de données constructeur, il faut garder à l’esprit que ces résultats sont obtenus dans un environnement de test favorable et qu’ils peuvent varier selon la température extérieure, la puissance réelle de la borne ou encore le style de conduite.

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Côté autonomie, Xiaomi communique des valeurs issues du cycle d’homologation chinois CLTC. La version Standard est annoncée avec une autonomie de 720 kilomètres, la version Pro atteint 902 kilomètres tandis que la version Max affiche 835 kilomètres.

Ces chiffres doivent être interprétés avec prudence lorsqu’on les compare aux cycles européens WLTP. Le protocole CLTC est réputé plus optimiste, ce qui signifie que l’autonomie réelle sur route ou autoroute sera plus faible dans la plupart des situations.

La motorisation évolue également. Xiaomi indique que l’ensemble de la gamme adopte désormais un moteur électrique baptisé V6S Plus. La puissance exacte en kilowatts n’a pas encore été détaillée dans la communication officielle, mais le constructeur évoque une augmentation des performances pour plusieurs variantes de la gamme.

Cette évolution technique s’inscrit dans une stratégie assez lisible. Xiaomi cherche à renforcer l’image technologique de son véhicule en misant sur l’efficacité énergétique, la recharge rapide et une électronique embarquée très intégrée.

Conduite assistée et châssis revu pour la version la plus haut de gamme

Les modifications ne concernent pas seulement la partie électrique. Xiaomi annonce également une plateforme matérielle unique pour les systèmes d’aide à la conduite sur l’ensemble de la gamme.

Cette architecture repose sur une puissance de calcul annoncée à 700 TOPS, une unité souvent utilisée dans l’industrie pour mesurer les capacités de traitement des systèmes dédiés à l’intelligence artificielle. Cette puissance sert à faire fonctionner le système de conduite assistée Xiaomi HAD, qui combine capteurs, caméras et traitement logiciel afin d’améliorer l’assistance à la conduite.

L’objectif est d’unifier les capacités logicielles entre les différentes versions de la berline, ce qui facilite aussi les mises à jour logicielles au fil du temps. Cette logique rappelle celle adoptée par plusieurs nouveaux constructeurs chinois qui considèrent la voiture comme une plateforme logicielle évolutive.

Les versions supérieures reçoivent également quelques évolutions sur la partie châssis. Xiaomi mentionne l’arrivée d’une suspension pneumatique à double chambre associée à des amortisseurs adaptatifs de type CDC. Ce type de configuration permet d’ajuster la fermeté des suspensions en fonction de l’état de la route ou du mode de conduite sélectionné, ce qui vise à améliorer à la fois le confort sur longs trajets et la stabilité du véhicule lors des changements d’allure ou des virages rapides. C’est une technologie déjà présente sur plusieurs berlines premium, et Xiaomi semble vouloir se positionner sur ce terrain.

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Sur le plan esthétique, les changements restent relativement discrets. L’extérieur conserve la silhouette générale du modèle initial. Les évolutions concernent surtout quelques détails et l’ergonomie de la console centrale à l’intérieur de l’habitacle. Xiaomi indique également que la berline sera proposée avec neuf couleurs de carrosserie.

L’arrivée de cette version actualisée intervient dans un moment particulier pour la SU7. Selon les données relayées par CarNewsChina, les ventes du modèle ont fortement ralenti en février 2026 avec seulement 218 unités immatriculées. Cette baisse est liée à la reconfiguration de l’usine en vue du lancement de la nouvelle version, un phénomène assez courant lors des transitions entre deux cycles de production.

La présentation du 19 mars devrait permettre de préciser les caractéristiques finales du véhicule et sa stratégie tarifaire. Les observateurs suivront aussi la manière dont Xiaomi entend se positionner face à une concurrence chinoise particulièrement dense, où l’innovation technologique et la vitesse de lancement des nouveaux modèles deviennent des facteurs déterminants.

Xiaomi devrait arriver en Europe en 2027.

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