Rustique, robuste, un look irrésistible de personnage de cartoon, le pick-up électrique à moins de 25 000 € se précise enfin

Slate Auto continue de souffler le chaud sur le marché du véhicule électrique. La jeune pousse américaine promet depuis des mois un pick-up électrique simple, modulaire et surtout accessible. La question reste entière : à quel prix réel ? On devrait enfin avoir la réponse d’ici la fin juin.

Dans une courte vidéo publiée sur les réseaux sociaux, la PDG Chris Barman a confirmé que la version la plus dépouillée, baptisée “Blank Slate”, viserait toujours un tarif situé dans le milieu des 20 000 dollars. Converti en euros, cela place l’engin autour de 23 000 à 24 000 €. À condition, évidemment, que les négociations en cours avec les fournisseurs permettent de tenir cette promesse.

Un pick-up électrique radicalement simplifié

L’approche de Slate tranche nettement avec celle des précédentes start-up électriques. Tesla ou Lucid ont commencé par des modèles haut de gamme, produits en volumes limités, pour sécuriser leurs marges. Slate prend le chemin inverse. Son pick-up deux portes sortira d’usine dans une configuration volontairement basique. Vitres à manivelle, équipement minimal, pas d’options par défaut. Ensuite, c’est à l’acheteur d’ajouter ce qu’il souhaite : interrupteurs électriques pour les vitres, système audio, sièges plus travaillés ou autres accessoires. Une logique presque “do it yourself” transposée à l’automobile.

Ce choix industriel a un double objectif. Réduire les coûts de production et laisser au client la liberté de personnaliser son véhicule à son rythme. Dans un contexte où le prix moyen d’une voiture neuve aux États-Unis dépasse largement les 40 000 dollars, proposer une base électrique autour de 23 000 € change la conversation. Et ce n’est pas tout. Le pick-up peut se transformer en SUV grâce à des kits boulonnés comprenant toit, sièges supplémentaires, arceau de sécurité et airbags. On parle ici d’une modularité rarement vue dans l’industrie automobile moderne. C’est audacieux. Reste à voir si le marché suivra.

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Un prix sous tension et un pari industriel risqué

Lorsque Slate est sorti de l’ombre en avril dernier, la promesse était encore plus agressive : un prix d’entrée sous les 20 000 dollars. Mais ce chiffre incluait un crédit d’impôt fédéral de 7 500 dollars, aujourd’hui supprimé. Sans cette aide, l’équation change. Chris Barman l’a reconnu récemment : le tarif final n’était pas encore arrêté. Les discussions avec les fournisseurs se poursuivent pour grappiller chaque euro possible sur la chaîne d’approvisionnement. C’est là que tout se joue.

La production doit démarrer dans l’Indiana d’ici la fin de l’année. Mais comme toujours avec un nouvel acteur, plusieurs inconnues subsistent. La capacité à industrialiser efficacement. La mise en place d’un réseau de distribution et de service crédible. L’accompagnement des clients face à un concept aussi atypique. Car il faudra aussi éduquer le marché. Un véhicule volontairement minimaliste, à personnaliser après achat, ce n’est pas la norme. Certains y verront une bouffée d’air frais face à l’escalade technologique et tarifaire actuelle. D’autres pourraient être déroutés.

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Pour le marché électrique, l’enjeu est intéressant. Si Slate parvient à tenir un prix proche des 23 000 €, sans aides publiques, cela repositionnerait sérieusement le débat sur l’accessibilité des véhicules électriques. On parle souvent de démocratisation. Ici, on entre dans le concret.

Fin juin, nous saurons si cette promesse tient toujours. Et surtout si ce pick-up électrique minimaliste peut réellement devenir une alternative crédible aux modèles thermiques d’entrée de gamme.

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