Mercedes-Benz a dévoilé la troisième génération de son GLA, et le SUV compact change de nature.
Pour la première fois, il repose sur une architecture pensée pour l’électrique dès le départ, avec des versions à batterie ouvertes aux commandes depuis le 30 juillet, avant des premières livraisons attendues à l’automne.
Le constructeur allemand aligne trois motorisations 100 % électriques dès le lancement : GLA 200, GLA 250+ et GLA 350 4MATIC. Le prix d’entrée s’établit à 48 600 € pour la version de base, la variante hybride rechargeable n’arrivant qu’en 2027.
Jusqu’à 657 km d’autonomie et une recharge à 320 kW
Bâti sur la plateforme MMA (Mercedes Modular Architecture), déjà utilisée par la CLA et le GLB électriques, le GLA embarque deux familles de batteries. Le GLA 200 se contente d’une batterie LFP de 58,5 kWh utiles et plafonne sa recharge à 200 kW. Les GLA 250+ et 350 4MATIC profitent d’une batterie NMC de 85 kWh et d’une architecture 800 volts qui autorise jusqu’à 320 kW en courant continu. Selon Mercedes, ce duo récupère de 10 à 80 % de charge en 22 minutes environ, soit près de 270 km ajoutés en 10 minutes sur une borne adaptée. L’autonomie WLTP grimpe jusqu’à 657 km sur la version la plus favorable. Côté courant alternatif, la recharge de 11 kW est de série et une option à 22 kW est proposée. Le SUV conserve un frunk de 107 litres sous le capot avant, un rangement que plusieurs concurrentes allemandes n’offrent toujours pas.
Ce lancement tombe alors que les ventes de voitures électriques neuves continuent de grimper en Europe : 270 557 immatriculations en juin dans l’UE, en hausse de 60,7 % sur un an, portant la part de marché du 100 % électrique à 20,7 %. Un SUV premium à ce niveau de prix et d’autonomie vise directement une clientèle d’acheteurs déjà convaincus, mais aussi les flottes d’entreprise en quête d’un modèle polyvalent.
L’appellation EQA disparaît des catalogues
Le lancement solde surtout une page de la nomenclature Mercedes. L’étiquette EQA, utilisée depuis 2021 pour désigner le GLA électrique, s’efface définitivement au profit d’un simple « GLA Electric », à l’image de ce que la marque a déjà fait avec sa CLA. À bord, le SUV reprend le MBUX Hyperscreen à trois écrans avec fonctions assistées par intelligence artificielle, un éclairage d’ambiance à 64 couleurs et une sonorisation Burmester Dolby Atmos. La production reste assurée à l’usine de Rastatt, en Allemagne, là où Mercedes construit déjà les générations précédentes du modèle.
Reste que l’électrique arrive seule en tête de gondole cette année : la version hybride essence du GLA, elle, patientera jusqu’en 2027 pour rejoindre les concessions.
Sources : Automobile Propre, electrive.com