Le guichet du leasing social a rouvert le 16 juillet 2026 pour sa troisième édition, avec la promesse familière d’une citadine électrique à 94 euros par mois.
Le dispositif revendiquait déjà environ 100 000 bénéficiaires sur ses deux premières éditions. Sauf que cette année, le montant de l’aide ne dépend plus seulement des revenus du foyer. Il dépend aussi de l’endroit où la voiture, son moteur et sa batterie ont été fabriqués, un choix assumé par l’État pour orienter les aides vers l’industrie européenne plutôt que vers les modèles importés d’Asie.
Une aide calculée pièce par pièce
Automobile Propre détaille le nouveau barème, plus fin que celui de 2025. La base est fixée à 6 500 euros pour un véhicule qui atteint un éco-score d’au moins 60 points sur 80. Ce montant grimpe à 7 000 euros si le moteur est produit en Europe, à 9 000 euros si c’est la batterie qui l’est, et jusqu’à 9 500 euros quand moteur et batterie sortent tous les deux d’usines européennes. Pour rester éligible, la voiture ne doit pas dépasser 47 000 euros TTC ni peser plus de 1 800 kg, et le loyer mensuel plafonne à 200 euros. Côté ménages, le revenu fiscal de référence par part ne doit pas dépasser 16 880 euros par an, et il faut habiter à plus de 10 km de son lieu de travail, ou parcourir plus de 8 000 km par an à titre professionnel. Le dispositif est financé à hauteur de 401 millions d’euros par les certificats d’économies d’énergie, un mécanisme payé au final par les fournisseurs d’énergie, donc indirectement par les factures des consommateurs. Résultat annoncé par Automobile Propre : des grilles tarifaires que les constructeurs vont devoir réexpliquer modèle par modèle, motorisation par motorisation.
Vingt modèles, de 94 à plus de 200 euros par mois
Sur le terrain, L’Argus recense une vingtaine de modèles chez une douzaine de marques, sans apport initial à verser. La Citroën ë-C3 reste la moins chère à 94 euros par mois, suivie de près par la Fiat Grande Panda à 95 euros et l’Opel Frontera à 99 euros. La Renault 5 électrique se positionne autour de 130 à 139 euros selon la finition, quand la Peugeot e-208 GT grimpe jusqu’à 212 euros. Stellantis a ouvert le bal côté préréservations avec douze véhicules répartis entre Citroën, Opel, Peugeot et DS, tous accessibles dès 94 euros par mois. Renault complète l’offre avec la Twingo électrique et la 5, dont les loyers se sont resserrés par rapport aux premières estimations publiées au printemps. Aucun apport n’est demandé à la signature, mais les places sont comptées : la précédente vague s’était écoulée en quelques semaines, et rien n’indique que celle-ci tiendra plus longtemps.
Un second guichet, réservé aux actifs très dépendants de leur voiture pour travailler, aides à domicile et infirmiers libéraux en tête, doit ouvrir le 1er octobre 2026. Il portera cette fois sur des véhicules d’occasion.
Sources : Automobile Propre, L’Argus