Leasing social 2026 : pourquoi une dizaine de voitures électriques ont disparu de la liste

Le leasing social a rouvert ses portes le 16 juillet 2026 pour une troisième saison. Le principe n’a pas bougé depuis 2024 : une location longue durée de voiture électrique neuve, sans apport, avec des loyers qui démarrent à 94 €/mois et montent jusqu’à 199 €/mois.

L’objectif reste fixé à 50 000 dossiers, comme lors des deux éditions précédentes. La vraie nouveauté de l’année tient en un chiffre, un critère de poids qui a fait le ménage dans la liste des modèles éligibles.

Qui peut en profiter, et pour quel montant

Le dispositif vise les ménages modestes. Il faut être majeur, résider en France et afficher un revenu fiscal de référence par part inférieur ou égal à 16 880 € au titre de 2024. Deux conditions d’usage s’ajoutent : parcourir plus de 10 km entre son domicile et son travail avec sa voiture personnelle, ou dépasser 8 000 km par an à titre professionnel. Les ménages ayant déjà bénéficié du leasing social en 2024 ou en 2025 sont écartés.

Côté financement, l’aide n’est plus versée par l’État mais par les fournisseurs d’énergie, via les certificats d’économie d’énergie (CEE). Elle s’échelonne cette année entre 6 500 et 9 500 € selon l’origine de fabrication des composants du véhicule, dans la limite de 29 % du prix d’achat. Le contrat prend la forme d’une location longue durée sur 36 ou 37 mois, plafonnée à 45 000 km. La location avec option d’achat existe sur le papier, aucun constructeur ne la propose.

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Un critère de poids qui a éliminé une dizaine de modèles

La cuvée 2026 compte une vingtaine de véhicules, soit une dizaine de moins que l’an dernier. En cause, le poids maximal autorisé, passé de 2 399 à 1 799 kg. Des modèles comme les Kia EV4, Cupra Born, Skoda Elroq ou Ford Explorer basculent donc hors jeu, trop lourds pour le nouveau barème.

Certains constructeurs ont préféré jouer en dehors du cadre. Ford laisse son Puma Gen-E de côté, pourtant assez léger pour entrer, et lui réserve une offre maison baptisée « leasing accessible » sur le mois de juillet. Cupra fait pareil avec un « leasing rebelle » limité à mille exemplaires de sa Raval. Volkswagen, recalé par les critères officiels, pousse sa nouvelle ID. Polo Trend jusqu’à la fin juillet.

Pour ceux qui restent, l’éventail va de la citadine au SUV urbain. La Citroën ë-C3 ouvre le bal à 94 €/mois, la moins chère de toute la liste. Suivent la Fiat Grande Panda (95 €), l’Opel Frontera (99 €), puis les Renault 5, Twingo E-Tech, Nissan Micra et Peugeot e-208. Les Alfa Romeo Junior et Lancia Ypsilon Elettrica ferment la marche à 199 et 195 €/mois. Le Kia EV2, lancé en mars, fait son entrée à partir de 137 €/mois. Un second volet, réservé aux gros rouleurs qui se servent de leur voiture pour travailler, doit compléter le tout début septembre.

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Source : L’argus

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