Le marché automobile français continue de décrocher. En février, seulement 120 764 voitures neuves ont été immatriculées. Cela représente une baisse de 14,7 % par rapport à février 2025. Et sur les deux premiers mois de 2026, le recul atteint déjà 11,1 %. Le contexte est tendu pour les constructeurs.
Et pourtant, au milieu de cette tempête, les voitures électriques avancent à contre-courant.
Les immatriculations de modèles 100 % électriques ont progressé de 27,8 % en février. Résultat : leur part de marché grimpe à 26,8 %. Cela signifie que plus d’une voiture neuve sur quatre immatriculée le mois dernier était électrique. Un chiffre porté en grande partie par les livraisons liées au leasing social, qui soutient heureusement la demande.
Le Tesla Model Y signe un retour spectaculaire
Lais la grosse surprise du mois vient du sommet du classement. Alors que la Renault 5 dominait les ventes électriques depuis plusieurs mois, elle cède sa première place. Et c’est le Tesla Model Y qui reprend le pouvoir.
Alors que les ventes du constructeur étaient en chute libre depuis près d’une année, le SUV américain a totalisé 3 034 immatriculations en février. Pour mesurer l’ampleur du rebond, il suffit de regarder janvier : seulement 613 unités. La progression est brutale. L’arrivée d’une version plus abordable, combinée à des offres commerciales agressives, semble avoir déclenché un vrai regain d’intérêt. Derrière lui, la Renault 5 reste solide avec 2 639 immatriculations en février et conserve la tête au cumul annuel avec 6 591 unités. Le Renault Scénic confirme aussi sa dynamique avec 2 127 livraisons sur le mois. Le SUV familial séduit particulièrement les flottes d’entreprises, un segment stratégique en 2026.
À noter également la belle performance du Volkswagen ID.4. Avec 1 003 ventes en février, il se hisse à la sixième place. Il devance le Skoda Elroq, qui confirme néanmoins un démarrage prometteur sur le marché français avec 959 immatriculations.
Leasing social, gagnants et signaux faibles
Plusieurs modèles ont profité de l’effet leasing. Les Peugeot 208 et Peugeot 2008 retrouvent des couleurs en ce début d’année. La Peugeot 208 enregistre 1 150 immatriculations en février, tandis que le Peugeot 2008 atteint 915 unités. Les deux affichent des hausses spectaculaires sur un an. La Citroën ë-C3, en revanche, présente un tableau plus contrasté. Elle occupe la quatrième place en février avec 1 337 immatriculations. Mais son cumul depuis janvier recule de près de 40 %. La dynamique s’essouffle. Citroën peut toutefois compter sur le bon démarrage du Citroën C3 Aircross électrique, dixième en février avec 798 unités.
Parmi les bons élèves du mois, on retrouve aussi le BMW iX1 avec 711 immatriculations, le Hyundai Inster à 549 unités et le Ford Puma Gen-E avec 398 livraisons. Des volumes plus modestes, mais une présence qui s’installe progressivement. À l’inverse, certains modèles inquiètent. La DS N°8 ne totalise que 84 immatriculations en février. La Dacia Spring tombe à 192 unités, un niveau historiquement bas pour elle. Quant à l’Alpine A390, seulement 8 exemplaires ont été immatriculés le mois dernier. Le démarrage est discret, pour ne pas dire timide.
Ce mois de février montre un marché à deux vitesses. Le thermique cale, l’électrique accélère. Et au sommet, le Tesla Model Y rappelle que dans l’univers des voitures électriques, les positions peuvent changer très vite.